Chagall, Soulages, Benzaken… Le vitrail contemporain – Cité de l’architecture et du patrimoine (Paris)

   Il faut vraiment que je me motive à visiter les expositions et surtout rédiger mes comptes rendus AVANT qu’elles ne terminent. Vous n’avez plus que deux jours pour voir l’expo dont je vais vous parler, mais elle s’inscrit bien dans la thématique des Journées Européennes du Patrimoine de cette année (patrimoine du XXIème siècle). Donc si vous ne savez pas quoi faire de votre week-end, allez-y ! 
Chagall, Soulages, Benzaken… Le vitrail contemporain
20 mai 2015 – 21 septembre 2015
Cité de l’architecture et du patrimoine
   Affectionnant la technique du vitrail, je suis allée voir cette exposition avec beaucoup de curiosité, et j’en attendais beaucoup. Et, surprise : je n’ai pas été déçue ! En effet, j’ai trouvé la scénographie extrêmement didactique et claire. Elle m’a fait penser à celle de l’exposition Fashion Mix, linéaire, traversant la grande salle voûtée de tout son long.

   En entrant dans l’exposition nous sommes envoûtés par le beau vitrail de Chagall, réalisé pour la cathédrale de Metz, premier site classé aux Monuments Historiques à commander ses vitraux aux artistes contemporains. 
Photo piquée sur cet article
   Les différentes sections de l’exposition retraçaient à merveille de manière synthétique l’arrivée, et les évolutions du vitrail contemporain dans les édifices religieux en France. Vous pouvez retrouver le PDF de l’aide à la visite avec tous les supports textuels ici. Ce parcours linéaire permettait de suivre la ligne directive de l’exposition en toute facilité et de la comprendre clairement.
   La première moitié de l’exposition est plutôt centrée sur l’apparition et le développement du vitrail contemporain alors que la seconde moitié est davantage dédiée aux techniques innovantes utilisées actuellement dans le vitrail. 
Photo piquée sur cet article
   La présence de plusieurs écrans diffusant de cours reportages vidéo et des photographies permettait de pallier complètement l’absence de certaines véritables verrières. Les nombreux objets exposés – photographies des artistes au travail, croquis au 1/10, spécimens de vitraux, complétaient de manière concise mais riche les propos tenus, en faisant en sorte de faire voyager le visiteur.
   Plusieurs objets exposés m’ont marqué : tout d’abord la la double paroi d’essai pour la nef octogonale de l’église du Souvenir du Kaiser Wilhelm à Berlin, édifice détruit par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. Une double dalle de verre a été créée dans l’édifice dont un spécimen est exposé ici. On pouvait voir sur le coté la manière dont ce mur de vitrail en dalle de verre est réalisé : ce sont des carreaux qui sont interchangeables à l’infini.
double paroi d’essai pour la nef octogonale de l’église du Souvenir du Kaiser Wilhelm à Berlin
double paroi d’essai pour la nef octogonale de l’église du Souvenir du Kaiser Wilhelm à Berlin
   Ensuite, le carton à l’échelle 1 réalisé par Viallat pour la cathédrale de Nevers. Bien que je n’aime pas beaucoup cet artiste, la réalisation d’un croquis taille réelle impressionne par ses dimensions. Un écran diffusant de nombreuses photos de l’intérieur de la cathédrale de Nevers montrent le résultats.
   Cette oeuvre, située à la moitié du parcours de l’exposition faisait le lien entre les deux grandes lignes directives abordées à savoir l’apparition et le développement du vitrail contemporain, et ses différentes directions prises dans la création contemporaine.

carton à l’échelle 1 réalisé par Viallat pour la cathédrale de Nevers visible dans le fond
   Dans la deuxième partie de l’exposition, le discours est donc axé davantage sur les recherches techniques et formelles du vitrail. Un exemple m’a particulièrement plu, celui de l’ancienne cathédrale Saint Pierre et Saint Paul à Villeneuve-lès-Maguelone que j’ai visité cet été : un verre monochrome thermoformé dont la surface reproduit le mouvement des vagues ; l’édifice religieux dont il est issu est situé sur une presqu’ile face à la mer Méditerranéenne.
vitrail de la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault)

cathédrale Saint Pierre et Saint Paul à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault)
   On a donc dans cette expo une approche très globale du vitrail contemporain, depuis son apparition et son acceptation dans les édifices religieux jusqu’à à recherche conceptuelle des artistes d’aujourd’hui, avec notamment un exemple du travail de Martial Raysse avec un spécimen et un vidéo de la création de son vitrail pixélisé, et même une création de cette année de Gérard Collin-Thiébaut pour la cathédrale de Saint-Gatien de Tours.

travail de Martial Raysse, 2000

travail de Gérard Collin-Thiébaut, 2015
   J’ai vraiment adoré cette exposition, où, malgré son apparente petite taille, j’ai passé plus d’une heure et demi.
   Vous pouvez consulter ici le dossier de presse de l’expo, qui comporte de nombreuses images.
Points forts de l’exposition :
  • des objets exposés variés, qui permettaient de se familiariser avec la création du vitrail et les différentes direction que celui-ci a pris
  • des supports visuels et textuels didactiques mais ne prenant pas le pas sur les œuvres exposées
  • un éclairage savamment équilibré entre les vitraux éclairés par derrière et les œuvres éclairées par devant, sans déséquilibre entre les différentes sections. L’éclairage a été réalisé par KKDC Paris
  • des créations très récentes parmi lesquelles une de cette année permettant de rentrer dans l’actualité
  • un espace dédié aux enfants où ceux-ci peuvent colorier et dessiner des vitraux en s’inspirant de ceux de l’exposition
Points faibles de l’exposition :
  • l’écran tactile de la fin de l’exposition, sensé répertorier tous les sites français présentant des vitraux contemporains avec des photographies ne fonctionnait pas
  • la salle de projection de plusieurs reportages vidéo en lien avec l’exposition est mal indiquée à la sortie ; je ne l’ai découvert que par hasard, en allant visiter un autre expo qui avait lieu en même temps. 

Fabrice Hyber – 2716,43795m² – Centre Régional d’Art Contemporain Languedoc Rousillon (Sète)

Fabrice Hyber – 2716,43795m²
du 26 juin au 20 septembre 2015
Centre Régional d’Art Contemporain Languedoc Rousillon (Sète)

   Le titre de l’exposition – 2716,43795m² – renvoie à la surface des murs exploitables du CRAC par les artistes lors des expositions. Cette désignation très mathématique – Hyber s’intéresse beaucoup aux mathématiques et à la physique – lorsqu’on en connait la signification, prend tout son sens une fois qu’on met les pieds dans la première salle de l’expo. La scénographie qu’a choisi Fabrice Hyber pour exposer tout son oeuvre des 35 dernières années est atypique : on est confronté à une frise ininterrompue de toiles accrochées sans cadre, se touchant, brutes, sans cadres, sans barrière entre elles et le visiteur.

   Au premier abord ce parti pris est violent pour le regard qui se retrouve submergé par toutes ces couleurs et ces formats différents accolés les uns aux autres. Je suis restée bredouille pendant deux à trois minutes dans cette première salle en ne sachant ou poser l’oeil. Puis, au bout de plusieurs instants, on s’y habitue, on commence à isoler une toile, deux toiles et à pouvoir en observer les détails, les nuances colorées, passer la la toile suivante, à celle d’après, et ainsi de suite. 

   Cette disposition permet de suivre l’évolution du travail de Hyber presque à la manière d’un film, comme si l’on déroulait une pellicule et qu’on s’arrêtait que des cadres qui nous plaisent pour essayer de les analyser ou les comprendre.

   Autre parti pris muséographique par Hyber, ce sont les cartels, qui n’en sont pas vraiment. Les noms des toiles sont marquées au fusain à même le mur, en dessous de chaque oeuvre, avec une titre en noir pour le français et rouge pour l’anglais (merci pour l’effort des titres bilingues !), et l’année.

   Les œuvres sont placées dans un ordre strictement chronologique. Pour faire suivre l’évolution du parcours au visiteur qui aurait tendance à se dissiper dans cet océan de toiles, Hyber a élaboré un parcours bien précis, qui ne se fait pas par salle mais qui suit le long des murs. On débute celui-ci par les premières salles du RDC, mais attention, que du coté droit ; on arrive alors jusqu’à l’escalier qui mène au première niveau qu’on emprunte ; on y longe les murs dans un ordre précis pour ensuite redescendre et poursuivre la visite de nouveau au rez-de-chaussée pour la terminer dans la première salle où ses premier et ses derniers travaux se retrouvent face à face. A l’entrée de l’exposition des feuilles plastifiées avec le parcours sont disponibles. Pour aider le visiter, Fabrice Hyber n’a pas hésité à dessiner de grandes flèches de directions sur les murs afin de nous guider.

   Enfin, dernier point marquant de l’exposition, ce sont les POF, ou Prototypes d’Objets en Fonctionnement. Ce sont des installations diverses – transats de jardin, chaises, cadres, guillotine factice, chaussures en vrac, estrades en bois – qui peuvent pour la plupart être manipulées par les spectateurs dans les salles. Ainsi, les chaises et transats permettent de faire une pause durant le parcours – et puis, ça a toujours été quelque part agréable de pouvoir se dire qu’on peut déplacer des objets faisant partie d’une expo.
   Des cadres permettent de faire des photos composées, que ce soit pour encadrer les œuvres de Hyber ou de faire des selfies débiles. Le Haché est une cabine métallique de la taille d’une cabine de téléphone où l’on peut rentrer pour observer les toiles à travers des lignes, des hachures. Enfin, l’un des premiers POF, qui se trouve à l’entrée de l’exposition est un stand de… tongs, que l’on peut chausser et changer avec d’autres chaussures que l’on trouve au fur et à mesure des salles. Ces POF égayent l’exposition et divertissent le spectateur qui pourrait peut être se retrouver un peu ennuyé par autant de choses à regarder durant ce long parcours.
   On ressort de ce parcours avec la double sensation d’avoir voyagé librement dans le temps et la tête de l’artiste, et d’avoir été très minutieusement dirigé par lui par le biais de ce parcours instauré – mais pas imposé.
   En outre, le travail de Fabrice Hyber, s’il ne m’a pas touchée dès les premières salles m’a de plus en plus intrigué vers la fin de l’exposition, où des thèmes banals – la météo, une visite chez le dentiste – sont exploités dans des courtes séries très parlantes malgré leur apparente désinvolture. La richesse des techniques employées – Hyber peint à la peinture à l’huile diluée avec du White Spirit, colle des bouts de bois, use du rouge à lèvres, griffe la toile au fusain, y colle toutes sortes de choses parfois très volumineuses, fait des ready-made, etc – et des thèmes traités de manière figurative ou non, nous plonge profondément dans son univers de manière intime, et qu’on aime ou qu’on n’aime pas, je pense qu’on ne peut ressortir de cette exposition assez pensif.

Je vous invite à consulter le PDF du dossier pédagogique de l’exposition, bien fait et très complet.

Points forts de l’exposition :
  • le travail très personnel de l’artiste sur la scénographie : l’accrochage, les cartels, le parcours précis
  • les médiateurs très accueillants et disponibles, mais qui laissent aussi regarder les oeuvres sans vous déranger
  • les cartels, à même le mur, inscrits par la main de l’artiste, en français et anglais
  • l’accrochage linéaire que l’artiste a aussi su par moments rendre dynamique avec plusieurs rangées ou tout un mur recouvert
  • les POF très variés permettant de dynamiser et de rythmer l’exposition

Jakob Tuggener, Fabrik : une épopée industrielle, 1933-1955 – Pavillon Populaire (Montpellier)

Jakob Tuggener, Fabrik : une épopée industrielle, 1933-19543
Pavillon Populaire (Montpellier)
1er Juillet – 18 octobre 2015

   Généralement, les expositions au Pavillon Populaire de Montpellier ont toujours la même configuration, mis à part la grande salle centrale du rez-de-chaussée, dont la taille permet quelques modulations. L’exposition des photographies de Jakob Tuggener est la première expo au Pavillon que je visite qui se déroule seulement sur un niveau. Généralement les expos se poursuivent au premier étage. Mais cette rétrospective là n’avait pas besoin d’autant de place et l’espace qui lui est accordé est suffisant.


   Je n’ai pu faire cette expo dans le bon ordre à cause d’une visite guidée qui avait lieu dans les premières salles lorsque je suis arrivée. J’ai donc commencé ma visite par la fin. Mais cela ne m’a pas du tout perturbée. Ceci est surement du à la thématique et aux bornes chronologiques assez resserrées de cette rétrospective : années 1933 à 1953, qui retrace le travail de Tuggener pour son ouvrage Fabrik, et la poursuite de cette série de photos industrielles même après la publication du livre.
   Dans les quelques salles, les photographies, tout en suivant un discours cohérent, sont mélangées, comme c’est le cas dans Fabrik. On retrouve des portraits de Berti, une coursière de l’usine MFO, pour laquelle travaille l’artiste en tant que photographe, dans presque tous les espaces du Pavillon. Les salles ne rassemblent donc pas des sujets, des périodes ou des endroits mais davantage une ambiance créée par les photographies pour rendre compte du monde industriel des usines.
   Dans la salle centrale sont exposées les pages du livre Fabrik du photographe, publié en 1943. C’est d’ailleurs cette grande salle qui a le plus été aménagée pour l’exposition. D’habitude accessible directement depuis l’entrée, pour cette expo, on y rentre seulement après avoir traversé les petites salles en enfilade des deux cotés. Ce qui fait qu’à la place de l’habituel accès principal – qui est devenu, le temps de cette exposition le fond de la salle – une salle de projection où sont diffusés 4 ou 5 films de Tuggener. C’est la première fois que je retrouve une salle de projection vidéo au Pavillon Populaire, et cela me surprend agréablement de voir qu’un effort de nouveauté en matière d’équipement et de scénographie a été fourni.
   Le reste de la grande salle est traversé par deux grandes vitrines centrales placées en diagonale où l’on observe les doubles pages de l’ouvrage Fabrik. La majorité des photos qui s’y trouvent sont déjà accrochées aux murs des salles, mais cette manière d’exposer un bouquin permet de voir le travail de cet artiste qui a beaucoup travaillé pour la publication et la diffusion de ce livre. Ces deux vitrines rappellent les diagonales menant vers les points de fuite dans ses photographies.
   Pour le reste de l’accrochage, il reste très sobre, avec les photographies mises sous cadre noir fin et accrochées à la même hauteur et à intervalles réguliers, donnant une scansion à la fois rythmique et statique rappelant le travail à l’usine dont Jakob Tuggener nous livre les coulisses.
   L’éclairage plus ou moins tamisé de certaines salles, où tous les murs sont d’un gris clair participent à la mise en valeur de ses clichés exclusivement en noir et blanc. Seule une reproduction sur le mur, dernière image de l’exposition (que j’ai vu en premier, ayant commencé l’expo à rebours) comporte des inscriptions en rouge.




   Pour finir, en ce qui concerne le travail de Jakob Tuggener, j’ai été touchée par ses portraits de travailleurs d’usine, qui sont très vivants puisque pris sur le vif – certains tirages sont un peu flous du fait du mouvement – et en gros plan, avec des clichés de têtes coupés au niveau du buste.

Musée océanographique de Monaco

   Je n’ai pas fait beaucoup d’expositions ni de musées cet été mais c’est bientôt la rentrée (seulement dans dix jours pour moi) et je vais reprendre assidûment la fréquentation de lieux d’expositions.
Musée océanographique de Monaco
   Une des visites qui m’a le plus marqué cet été est celle du Musée Océanographique de Monaco. J’avais décidé de ne pas faire d’article dessus au début, mais je souhaitais quand même mettre quelques photos et vidéos de cette prouesse de mise en scène qui est à la fois très attractive, pédagogique, interactive et esthétique. Je ne rentrerai pas dans les détails, je préfère juste commenter brièvement les photos et vidéos que je mets ici, et vous dire d’y aller un jour dans votre vie.
   Les espaces de collection sont situés au 1er étage du musée, le RDC et le niveau -1 étant occupés par un aquarium.
   L’entrée de cet étage s’ouvre sur une oeuvre de Mark Dion datant de 2011, Oceanomania. C’est un gigantesque cabinet de curiosités de 180m² savamment agencé sur tout le mur. Un panneau nous explique :

[…] 
Il rend compte de manière magistrale et sensible de la
richesse du patrimoine du Musée et de la diversité de ses collections.
Le cabinet de curiosités Océanomania témoigne ainsi de l’alliance
réussie de l’art et de la science au sein du temple de la mer.
[…]
   C’est tout simplement le plus grand cabinet de curiosités marin du monde. Ce bel ensemble se trouve derrière une mâchoire géante de Mégalodon derrière laquelle est installé un gradin sur lequel on peut monter pour se faire prendre en photo comme si nous étions avalés par ces énormes dents de la mer (désolée pour le selfie mais c’est pour illustrer mon propos).
   A gauche se situe la Salle Albert Ier, dédiée à ce prince amoureux des fonds marins qui les a étudiés et a créé ce musée. Dans un style un peu ancien, on y retrouve les premiers appareils scientifiques servant aux observations marines, des photos en noir et blanc, une reconstitution de la cabine du prince dans son bateau, etc.
Salle Albert Ier
   A droite de trouve la salle de la Baleine, qui, bien qu’étant architecturalement exactement identique à la salle Albert Ier, contraste fortement avec cette dernière par sa muséographie très moderne et interactive, utilisation à foison les tablettes à la place de cartels, un écran panoramique géant interactif où, en se plaçant sur les endroits indiqués, nous pouvons avoir un descriptif de tel ou tel requin, et enfin des squelettes d’animaux marins dans un état de conservation excellent qui semblent planer dans la salle. 
Salle de la Baleine
Ecran panoramique géant interractif
Vue depuis la mezzanine
   Chose inattendue, et impressionnante, une fois par heure, une animation son et lumière extraordinaire d’une dizaine de minutes anime ces ossements jusqu’au point de leur donner vie. La salle, plongée tantôt dans le noir tantôt dans une lumière colorée voit les baleines, les requins et les bélugas éclairés et animés par des couleurs qui font penser à des aurores boréales. Le texte récité – en français et en anglais – nous plonge pendant cet intervalle de temps dans un monde marin féerique d’où l’on peine à sortir lorsque le mapping se termine. C’est un véritable conte de fées qui a lieu toutes les heures dans cette salle pour le faire pleinement profiter tous les visiteurs.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=HtNJ0oJhksg]
   Les moyens financiers déployés à cet étage de l’Institut océanographique de Monaco, ont permis de créer un musée ludique, vivant et aux multiples facettes, ayant su préserver une unité harmonieuse sur l’ensemble de l’étage tout en proposant une muséographie variée et évolutive qui doit sans doute laisser satisfait les visiteurs les plus divers, du spécialiste des fonds marins féru de science à l’enfant fatigué qui se laisse vite dissiper. Pour moi cette visite fut vraiment un coup de coeur ; c’est en visitant des endroits comme ça que j’ai envie de faire de la scénographie d’expositions !